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 Beethoven,sa Vie,son Oeuvre...

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Killerguitar
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MessageSujet: Re: Beethoven,sa Vie,son Oeuvre...   Jeu 26 Fév - 21:31

Super Marie-Loup c'est très intéressant Razz

Sinon:

Citation :
y en a tellement de bons...

Malgré que je n'écoute pas vraiment de ce genre de musique je peux dire que mon préféré est Franz Schubert à cause de son histoire, il était pauvre et ne publiait pas la moitié de ses oeuvres pour ça c'était un homme qui prenait la vie avec un grain de sel. affraid
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Marie-Loup
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MessageSujet: Re: Beethoven,sa Vie,son Oeuvre...   Ven 27 Fév - 2:39

Killerguitar a écrit:
Super Marie-Loup c'est très intéressant Razz

Sinon:

Citation :
y en a tellement de bons...

Malgré que je n'écoute pas vraiment de ce genre de musique je peux dire que mon préféré est Franz Schubert à cause de son histoire, il était pauvre et ne publiait pas la moitié de ses oeuvres pour ça c'était un homme qui prenait la vie avec un grain de sel. affraid

Oui...j'aime bien Schubert aussi... et je croie que c'est plusse de lui que je pourrais parler après mon histoire sur Beethoven car je le connais mieux que les autres compositeurs... Smile

Et t'as raison...il n'était pas très riche...souvent,ce sont ses amis qui se cotisaient pour faire éditer ses oeuvres...

Mais Beethoven non plus n'était pas très riche... plusieurs de ses oeuvres qu'il avait confiées à des mieux nantis que lui quand il était très jeune ont été perdues pour lui car elles ont été éditées au nom de celui à qui elles avaient été confiées...

Il était jeune...il avait confiance... silent
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Marie-Loup
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MessageSujet: Re: Beethoven,sa Vie,son Oeuvre...   Ven 27 Fév - 2:41

Je ne sais pas si vous avez remarqué combien, malgré son éducation négligée, le goût littéraire de Beethoven était sûr. En dehors de Goethe, dont il a dit qu'il lui semblait « grand, majestueux, toujours en ré majeur », selon son expression... et au-dessus de Goethe, il aimait trois hommes : Homère, Plutarque et Shakespeare. D'Homère, il préférait l'Odyssée.

Il lisait continuellement Shakespeare dans la traduction allemande, et l'on sait avec quelle grandeur tragique il a traduit en musique Coriolan(ouverture que j'ai mis presque au début de mon récit) et la Tempête.(sonate pour piano que j'ai aussi mis quelque part dans mon récit)

Quant à Plutarque, il s'en nourrissait, comme les hommes de la Révolution. Brutus était son héros, ainsi qu'il fut celui de Michel Ange; il avait sa statuette dans sa chambre. Il aimait Platon, et rêvait d'établir sa République dans le monde entier. « Socrate et Jésus ont été mes modèles », a-t-il dit quelque part...

« Beethoven, disait Goethe à Zelter, est malheureusement une personnalité tout à fait indomptée ; il n'a sans doute pas tort de trouver le monde détestable ; mais ce n'est pas le moyen de le rendre agréable pour lui et pour les autres. Il faut l'excuser et le plaindre, car il est sourd. » Il ne fit rien dans la suite contre Beethoven, mais il ne fit rien pour lui : silence complet sur son oeuvre, et jusque sur son nom.

Au fond, il admirait, mais redoutait sa musique : elle le troublait ; il craignait qu'elle ne lui flt perdre le calme de l'âme, qu'il avait conquis au prix de tant de peines, et qui, contre l'opinion courante, ne lui était rien moins que naturel. Il ne l'avouait pas aux autres, ni peut-être à soi-même.

Une lettre du jeune Félix Mendelssohn, qui passa par Weimar en 1830, fait pénétrer innocemment dans les profondeurs de cette âme trouble et passionnée (leidenschaftlicher Sturm una Verworrenheit, comme Goethe disait lui-méme), qu'une intelligence puissante maltrisait.

« ... D'abord, écrit Mendelssohn, il ne voulait pas entendre parler de Beethoven ; mais il lui fallut en passer par là, et écouter le premier morceau de la Symphonie en ut mineur,( 5eme) qui le remua étrangement. Il n'en voulut rien laisser paraître, et se contenta de me dire : « Cela ne touche point, cela ne fait qu'étonner ». Au bout d'un certain temps, il reprit : « C'est grandiose, insensé; on dirait que la maison va s'écrouler ». Survint le dîner, pendant lequel il demeura tout pensif, jusqu'au moment où, retombant de nouveau sur Beethoven, il se mit à m'interroger, à m'examiner. Je vis bien que l'effet était produit.... »

De cette date sont les Septième (ma préférée qui est aussi dans mon récit bien sur ...) et Huitième Symphonies, écrites en quelques mois, à Tceplitz, en 1812 : l'Orgie du Rythme, et la Symphonie humoristique, les oeuvres où il s'est montré peut-être le plus au naturel, et, comme il disait, le plus « déboutonné » ( aufgeknoepft), avec ces transports de gaieté et de fureur, ces contrastes imprévus, ces saillies déconcertantes et grandioses, ces explosions titaniques qui plongeaient Goethe et Zelter dans l'effroi et faisaient dire de la Symphonie en la,(7eme) dans l'Allemagne du Nord, que c'était l'oeuvre d'un ivrogne.

D'un homme ivre, en effet,mais de force et de génie. « Je suis, a-t-il dit lui-même, je suis le Bacchus qui broie le délicieux nectar pour l'humanité. C'est moi qui donne aux hommes la divine frénésie de l'esprit. » Je ne sais si, comme l'a écrit Wagner, il a voulu peindre dans le finale de sa Symphonie une fête dionysiaque .

Je reconnais surtout dans cette fougueuse kermesse la marque de son hérédité flamande, de même que je retrouve son origine dans son audacieuse liberté de langage et de manières, qui détonne superbement dans le pays de la discipline et de l'obéissance. Nulle part plus de franchise et de libre puissance que dans la Symphonie en la... (7eme)... C'est une dépense folle d'énergies surhumaines, sans but, pour le plaisir, un plaisir de fleuve qui déborde et submerge.La plus belle et la plus grandiose folie de Beethoven....

Dans la Huitième Symphonie, la force est moins grandiose, mais plus étrange encore, et plus caractéristique de l'homme, mêlant la tragédie à la farce, et une vigueur herculéenne à des jeux et des caprices d'enfant ...

Il eut son heure de gloire au congrès de Vienne... « Je ne vous dis rien de nos monarques et de leurs monarchies », écrit-il à Kauka pendant le Congrès de Vienne. « Pour moi, l'empire de l'esprit est le plus cher de tous : c'est le premier de tous les royaumes temporels et spirituels. » (Mir ist das geistige Reich das Liebste, und der Oberste aller geistlichen und welilichen Monarchien.)

A cette heure de gloire succède la période la plus triste et la plus misérable de sa vie...

Vienne n'avait jamais été sympathique à Beethoven. Un génie fier et libre, comme le sien, ne pouvait se plaire dans cette ville factice, d'esprit mondain et médiocre, que Wagner a si durement marquée de son mépris ...

Grillparzer le violoniste a écrit que c'était un malheur d'être né Autrichien. Les grands compositeurs allemands de la fin du xix' siècle, qui ont vécu à Vienne, ont cruellement souffert de l'esprit de cette ville livrée au culte pharisien de Brahms... La vie de Bruckner y fut un long martyre... Itugo Wolf, qui se débattit furieusement, avant de succomber, a exprimé sur Vienne des jugements implacables....

Beethoven ne perdait aucune occasion de s'en éloigner ; et vers 1808, il avait songé sérieusement à quitter l'Autriche, pour venir à la cour de Jérôme Bonaparte,(le frère de Napoléon) roi de Westphalie . Mais Vienne était abondante en ressources musicales ; et il faut lui rendre cette justice, qu'il s'y trouva toujours de nobles riches contes et ducs et princes pour sentir la grandeur de Beethoven et pour épargner à leur patrie la honte de le perdre.

En 1809, trois des plus riches seigneurs de Vienne : l'archiduc Rodolphe, élève de Beethoven, le prince Lobkowilz, et le prince Kinsky, s'étaient engagés à lui servir annuellement une pension de 4 000 florins, sous la seule condition qu'il resterait en Autriche : « Comme il est démontré, disaient-ils, que l'homme ne peut entièrement se vouer à son
art qu'à la condition d'être libre de tout souci matériel, et que ce n'est qu'alors qu'il peut produire ces oeuvres sublimes qui sont la gloire de l'art, les soussignés ont formé la résolution de mettre Ludwig van Beethoven à l'abri du besoin, et d'écarter ainsi les obstacles misérables qui pourraient s'opposer à l'essor de son génie. »

(Le roi Jérôme avait offert à Beethoven un traitement de six cents ducats d'or, sa vie durant, et une indemnité de voyage de cent cinquante ducats d'argent, contre l'unique engagement de jouer quelquefois devant lui, et de diriger ses concerts de musique de chambre, qui ne devaient être ni longs, ni fréquents.)

Malheureusement l'effet ne répondit pas aux promesses. Cette pension des nobles de Vienne fut toujours fort inexactement payée ; bientôt elle cessa tout à fait de l'être. Beethoven les cita en justice(eux ou leurs descendants) mais quelle incroyable perte de temps ...

Vienne avait d'ailleurs changé de caractère après le Congrès de 1814. La société était distraite de l'art par la politique, le goût musical gâté par l'italianisme, et la mode, tout à Rossini, traitait Beethoven de pédant ...

Le Tancrède de Rossini suffit à ébranler tout l'édifice de la musique allemande. Bauernfeld, cité par Ehrhard, note dans son Journal ce jugement qui circulait dans les salons de Vienne, en 1816 : « Mozart et Beethoven sont de vieux pédants ; la bêtise de l'époque précédente les goûtait ; c'est seulement depuis Rossini qu'on sait ce que c'est que la mélodie. Fidelio est une ordure ; on ne comprend pas qu'on se donne la peine d'aller s'y ennuyer. »

Beethoven donna son dernier concert, comme pianiste, en 1814.

Les amis et les protecteurs de Beethoven se dispersèrent ou moururent : le prince Kinsky en 1812, Lichnowsky en 1814, Lobkowitz en 1816. Rasumowsky, pour qui il avait écrit ses admirables quatuors, op. 59, donna son dernier concert en février 1815 et la même année, Beethoven se brouille avec Stephan von Breuning, son ami d'enfance, le frère d'Éléonore . Il est désormais seul : « Je n'ai point d'amis et je suis seul au monde », écrit-il dans ses notes de 1816....

En 1815, Beethoven perdit son frère Carl : « Il tenait beaucoup à la vie, autant que je perdrais volontiers la mienne », écrivait-il à Antonia Brentano.

En dehors de la surdité, sa santé empirait de jour en jour. Depuis octobre 1816, il était très malade d'un catarrhe inflammatoire. Pendant l'été de 1817, son médecin lui dit que c'était une maladie de poitrine. Dans l'hiver 1817-1818, il se tourmenta de cette soi-disant phtisie. Puis ce furent des rhumatismes aigus en 1820-1821, une jaunisse en 1821, une conjonctivite en 1823.... Beethoven écrit à Franz Brentano, le 12 novembre 1821 (en pleine composition de la Messe en ré : « Depuis l'année dernière jusqu'à maintenant, j'ai été toujours malade....

Maintenant, cela va mieux, Dieu merci, et il me semble que je puis vivre de nouveau pour mon art, ce qui à proprement parler n'est pas le cas, depuis deux ans, par manque de bonne santé, aussi bien que pour tant d'autres souffrances ».

L'automne de 1815, il n'a plus de relations que par écrit avec le reste des hommes. Le plus ancien cahier de conversation est de 1816... On connaît le douloureux récit de Schindler sur la représentation de Fidelio en 1822. « Beethoven demanda à diriger la répétition générale.... Dès le duetto du premier acte, il fut évident qu'il n'entendait rien de ce qui se passait sur la scène. Il retardait considérablement le mouvement; et, tandis que l'orchestre suivait son bâton, les chanteurs pressaient pour leur compte. Il s'ensuivit une confusion générale.

Le chef d'orchestre ordinaire, Umlauf, proposa un instant de repos, sans en donner la raison ; et, après quelques paroles échangées avec les chanteurs, on recommença. Le même désordre se produisit de nouveau. Il fallut faire une seconde pause.

L'impossibilité de continuer sous la direction de Beethoven était évidente; mais comment le lui faire comprendre? Personne n'avait le coeur de lui dire : < Retire-toi, pauvre malheureux, tu ne peux pas diriger >. Beethoven, inquiet, agité, se tournait à droite et à gauche, s'efforçait de lire dans l'expression des différentes physionomies, et de comprendre d'où venait l'obstacle : de tous côtés, le silence.

Tout à coup, il m'appela d'une façon impérieuse. Quand je fus près de lui, il me présenta son carnet et me fit signe d'écrire. Je traçai ces mots : « Je vous supplie de ne pas continuer; je vous expliquerai à la maison pourquoi ». D'un bond, il sauta dans le parterre, me criant : « Sortons vite! » Il courut d'un trait jusqu'à sa maison ; il entra et se laissa tomber inerte sur un divan, se couvrant le visage avec les deux mains ; il resta ainsi jusqu'à l'heure du repas.

A table, il ne fut pas possible d'en tirer une parole ; il conservait l'expression de l'abattement et de la douleur la plus profonde. Après dîner, quand je voulus le laisser, il me retint, m'exprimant le désir de ne pas rester seul. Au moment de nous séparer, il me pria de l'accompagner chez son médecin, qui avait une grande réputation pour les maladies de l'oreille....

Dans toute la suite de mes rapports avec Beethoven, je ne trouve pas un jour qui puisse se comparer à ce jour fatal de novembre.... Il avait été frappé au coeur, et, jusqu'au jour de sa mort, il vécut sous l'impression de cette terrible scène . »

Deux ans plus tard, le 7 mai 1824, dirigeant la Symphonie avec choeurs (ou plutôt, comme dit le programme, « prenant part à la direction du concert »), il n'entendait rien du fracas de toute la salle qui l'acclamait; il ne parvenait à s'en douter, que lorsqu'une des chanteuses, le prenant par la main, le tournait du côté du public, et qu'il voyait soudain les auditeurs debout, agitant leurs chapeaux, et battant des mains...

Un voyageur anglais, Russel, qui le vit au piano, vers 1825, dit que quand il voulait jouer doucement, les touches ne résonnaient pas, et que cela était saisissant de suivre dans ce silence l'émotion qui l'animait, sur sa figure et ses doigts crispés.

Muré en lui-même séparé du reste des hommes, il n'avait de consolation qu'en la nature. « Elle était sa seule confidente », dit Thérèse de Brunswick. Elle fut son refuge. Charles Neate, qui le connut en 1815, dit qu'il ne vit jamais personne qui aimât aussi parfaitement les fleurs, les nuages, la nature : il semblait en vivre. « Personne sur terre ne peut aimer la campagne autant que moi, écrit Beethoven.... J'aime un arbre plus qu'un homme.... »

À suivre...
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Marie-Loup
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MessageSujet: Re: Beethoven,sa Vie,son Oeuvre...   Ven 27 Fév - 2:43

Suite...

Chaque jour, à Vienne, il faisait le tour des remparts. A la campagne, de l'aurore à la nuit, il se promenait seul, sans chapeau, sous le soleil, ou la pluie. « Tout-Puissant ! Dans les bois je suis heureux, heureux dans les bois où chaque arbre parle par toi. Dieu, quelle splendeur ! Dans ces forêts, sur les collines, c'est le calme, le calme pour te servir. »

Son inquiétude d'esprit y trouvait quelque répit ... Il était harcelé par les soucis d'argent. Il écrit en 1818: « Je suis presque réduit à la mendicité, et je suis forcé d'avoir l'air de ne pas manquer du nécessaire ». Et ailleurs : « La sonate op. 106 a été écrite dans des circonstances pressantes. C'est une dure chose de travailler pour se procurer du pain. » Spohr dit que souvent il ne pouvait sortir, à cause de ses souliers troués.

Il avait de fortes dettes envers ses éditeurs, et ses oeuvres ne lui rapportaient rien. La Messe en ré, mise en souscrïption,receuillit sept souscrïpteurs (dont pas un musicien) .... Il recevait à peine trente ou quarante ducats pour ses admirables sonates, dont chacune lui coûtait environ trois mois de travail...

Le prince Galitzin lui faisait composer ses quatuors, op. 127, 130, 132, ses oeuvres les plus profondes peut-être et qui semblent écrites avec son sang ; il ne les lui payait pas. Beethoven se consumait dans des difficultés domestiques, dans des procès sans fin, afin d'obtenir les pensions qu'on lui devait, ou de conserver la tutelle d'un neveu, le fils de son frère Charles, mort de la phtisie en 1815.

Beethoven avait reporté sur cet enfant le besoin de dévouement dont son coeur débordait. Il se réservait là encore de cruelles souffrances. Il semble qu'une sorte de grâce d'état ait pris soin de renouveler sans cesse et d'accroître sa misère, pour que son génie ne manquât point d'aliments...

Il lui fallut d'abord disputer le petit Charles à la mère indigne, qui voulait le lui enlever ...

Puis ce neveu, si passionnément aimé, se montra indigne de la confiance de son oncle. La correspondance de Beethoven avec lui est douloureuse et révoltée, comme celle de Michel-Ange avec ses frères, mais plus naïve et plus touchante :

« Dois-je encore une fois être payé par l'ingratitude la plus abominable? Eh bien, si le lien doit être rompu entre nous, qu'il le soit !... tous les gens impartiaux qui le sauront te haïront.... Si le pacte qui nous lie te pèse, au nom de Dieu, qu'il en soit selon sa volonté ! Je t'abandonne à la Providence ; j'ai fait tout ce que je pouvais ; je puis paraître devant le Juge Suprême »

« Gâté, comme tu es, cela ne te ferait pas de mal de tâcher enfin d'être simple et vrai ; mon cœur a trop souffert de ta conduite hypocrite à mon égard, et il m'est difficile d'oublier.... Dieu m'est témoin, je ne rêve que d'ètre à mille lieues de toi, et de ce triste frère, et de cette abominable famille.... Je ne peux plus avoir confiance en toi. » Et il signe : « Malheureusement, ton père, ou mieux, pas ton père' ».

Mais le pardon vient aussitôt :

« Mon cher fils! Pas un mot de plus, viens dans mes bras, tu n'entendras aucune dure parole.... Je te recevrai avec le même amour. Ce qu'il y a à faire pour ton avenir, nous en parlerons amicalement. Ma parole
d'honneur, aucun reproche! Ils ne serviraient plus à rien. Tu n'as plus à attendre de moi que la sollicitude et l'aide la plus aimante. Viens ,viens sur le coeur fidèle de ton père Beethoven. Viens, aussitôt après le reçu de cette lettre, viens à la maison. » (Et sur l'adresse, en français : « Si vous ne venez pas, vous me tuerez sûrement. »)

« Ne mens pas, supplie-t-il, reste toujours mon fils bien-aimé ! Quelle horrible dissonance, si tu me payais d'hypocrisie, comme on veut
me le faire croire !... Adieu, celui qui ne t'a pas donné la vie, mais qui te l'a certainement conservée et qui a pris tous les soins possibles de ton développement moral, avec une affection plus que paternelle, te prie du fond du coeur, de suivre le seul vrai chemin du bien et du juste. Ton fidèle bon père . »

Après avoir caressé toutes sortes de rêves pour l'avenir de ce neveu, qui ne manquait pas d'intelligence et qu'il voulait diriger vers la carrière universitaire, Beethoven dut consentir à en faire un négociant. Mais Charles fréquentait les tripots, il faisait des dettes...

Par un triste phénomène, plus fréquent qu'on ne croit, la grandeur morale de son oncle, au lieu de lui faire du bien, lui faisait du mal, l'exaspérait, le poussait à la révolte, comme il le dit, dans ce terrible mot, où se montre à vif cette âme misérable : « Je suis devenu plus mauvais, parce que mon oncle voulait que je fusse meilleur ».

Il en arriva, dans l'été de 1826, à se tirer un coup de pistolet dans la tête. Il n'en mourut pas; mais ce fut Beethoven qui faillit en mourir : il ne se remit jamais de cette émotion affreuse . Charles guérit : il vécut jusqu'à la fin pour faire souffrir son oncle, à la mort duquel il ne fut pas tout à fait étranger, et auprès duquel il ne fut pas à l'heure de la mort. « Dieu ne m'a jamais abandonné », écrivait Beethoven à son neveu, quelques années avant. « Il se trouvera quelqu'un pour me fermer les yeux. » Ce ne devait pas être celui qu'il appelait « son fils » ....

Schindler, qui le vit alors, dit qu'il devint, subitement, comme un vieillard de soixante-dix ans, brisé, sans force, sans volonté. Il serait mort, si Charles était mort. Il mourut peu de mois après....

C'est du fond de cet abîme de tristesse que Beethoven entreprit de célébrer la Joie.

C'était le projet de toute sa vie. Dès 1793, il y pensait, à Bonn .. . Toute sa vie, il voulut chanter la Joie, et en faire le couronnement de l'une de ses grandes oeuvres. Toute sa vie, il hésita à trouver la forme exacte de l'hymne, et l'oeuvre où il pourrait lui donner place. Même dans sa Neuvième Symphonie, il était loin d'être décidé. Jusqu'au dernier instant, il fut sur le point de remettre l' Ode à la Joie à une dixième ou onzième symphonie.

On doit bien remarquer que la Neuvième n'est pas intitulée, comme on dit : Symphonie avec choeurs, mais Symphonie avec un choeur final sur l'Ode à la Joie. Elle pouvait, elle a failli avoir une autre conclusion. En juillet 1823, Beethoven pensait encore à lui donner un finale instrumental, qu'il employa ensuite dans le quatuor op. 132. Czerny et Sonnleithner assurent même qu'après l'exécution (mai 1824, Beethoven n'avait pas abandonné cette idée....

Il y avait, à l'introduction du choeur dans une symphonie, de grandes difficultés techniques que nous attestent les cahiers de Beethoven et ses nombreux essais pour faire entrer les voix autrement, et à un autre moment de l'oeuvre. Dans les esquisses de la deuxième mélodie del' adagio, il a écrit : « Peut-être le choeur entrerait-il convenablement ici ».

Mais il ne pouvait se décider à se séparer de son fidèle orchestre. « Quand une idée me vient, disait-il, je l'entends dans un instrument, jamais dans les voix. » Aussi recule-t-il le plus possible le moment d'employer les voix ; et il va jusqu'à donner d'abord aux instruments, non seulement les récitatifs du finale, mais le thème même de la Joie.

Mais il faut aller plus avant encore dans l'explication de ces hésitations et de ces retards : la cause en est plus profonde. Ce malheureux homme, toujours tourmenté par le chagrin, a toujours aspiré à chanter l'excellence de la Joie ; et, d'année en année, il remettait sa tâche, sans cesse repris par le tourbillon de ses passions et par sa mélancolie. Ce n'est qu'au dernier jour qu'il y est parvenu. Mais avec quelle grandeur !

Au moment où le thème de la Joie va paraître pour la première fois, l'orchestre s'arrête brusquement ; il se fait un soudain silence : ce qui donne à l'entrée du chant un caractère mystérieux et divin. Et cela est vrai : ce thème est proprement un dieu. La Joie descend du ciel, enveloppée d'un calme surnaturel : de son souffle léger elle caresse les souffrances ; et la première impression qu'elle fait est si tendre, quand elle se glisse dans le coeur convalescent, qu'ainsi que cet ami de Beethoven, « on a envie de pleurer, en voyant ses doux yeux ».

Lorsque le thème passe ensuite dans les voix, c'est à la basse qu'il se présente d'abord, avec un caractère sérieux et un peu oppressé. Mais peu à peu la Joie s'empare de l'être. C'est une conquête, une guerre contre la douleur. Et voici les rythmes de marche, les armées en mouvement, le chant ardent et haletant du ténor, toutes ces pages frémissantes, où l'on croit entendre le souffle de Beethoven lui-même, le rythme de sa respiration et de ses cris inspirés, tandis qu'il parcourait les champs, en composant son œuvre, transporté d'une fureur démoniaque, comme un vieux roi Lear au milieu de l'orage...

A la joie guerrière succède l'extase religieuse ; puis une orgie sacrée, un délire d'amour. Toute une humanité frémissante tend les bras au ciel, pousse des clameurs puissantes, s'élance vers la Joie, et l'étreint sur son coeur...

L'oeuvre du Titan eut raison de la médiocrité publique. La frivolité de Vienne en fut un instant ébranlée ; elle était tout à Rossini, et aux opéras italiens. Beethoven, humilié et attristé, allait s'établir à Londres, et pensait y faire exécuter la Neuvième Symphonie. Une seconde fois, comme en 1809, quelques nobles amis lui portèrent une supplique, pour qu'il ne quittât pas la patrie. « Nous savons, disaient-ils, que vous avez écrit une nouvelle composition de musique sacrée , (La Messe en ré, op. 123)où vous avez exprimé les sentiments que vous inspire votre foi profonde. La lumière surnaturelle qui pénètre votre grande âme l'illumine. Nous savons d'autre part que la couronne de vos grandes symphonies s'est augmentée d'une fleur immortelle....

Votre absence, pendant ces dernières années, affligeait tous ceux qui avaient les yeux tournés vers vous ... Tous pensaient avec tristesse que l'homme de génie, placé si haut parmi les vivants, restait silencieux, tandis qu'un genre de musique étrangère cherchait à se transplanter sur notre terre, faisant tomber dans l'oubli les productions de l'art allemand.... De vous seul la nation attend une nouvelle vie, de nouveaux lauriers, et un nouveau règne du vrai et du beau, en dépit de la mode du jour....

Donnez-nous l'espoir de voir bientôt nos désirs satisfaits.... Et puisse le printemps qui vient, refleurir doublement,grâce à vos dons, pour nous et pour le monde » Cette généreuse adresse montre quelle était la puissance non seulement artistique, mais morale, dont Beethoven jouissait sur l'élite de l'Allemagne. Le premier mot qui s'offre à ses admirateurs pour louer son génie n'est pas celui de science, ni d'art : c'est celui de foi ...

Beethoven fut profondément ému par ces paroles. Il resta. Le 7 mai 1824, eut lieu à Vienne la première audition de la Messe en ré et de la Neuvième Symphonie. Le succès fut triomphal, et prit même un caractère presque séditieux. Quand Beethoven parut, il fut accueillipar cinq salves d'applaudissements ; la coutume, dans ce pays de l'étiquette, était de n'en faire que trois pour l'entrée de la famille impériale. La police dut mettre fin aux manifestations.

La symphonie souleva un enthousiasme frénétique. Beaucoup pleuraient . Beethoven s'évanouit d'émotion après le concert ; on le porta chez Schindler ; il y resta assoupi, tout habillé, sans manger ni boire, toute la nuit et le matin suivant. Le triomphe fut passager, et le résultat pratique en fut nul pour Beethoven. Le concert ne rapporta rien. La gêne matérielle de sa vie n'en fut point changée. Il se retrouva pauvre, malade , solitaire, mais vainqueur ... vainqueur de la médiocrité des hommes,vainqueur de son propre destin, vainqueur de sa souffrance.....


Et voici le 4eme mouvement de la 9eme symphonie incluant le chorale...

Part:1

http://www.youtube.com/watch?v=PTobbRSpXPw&feature=related

part:2

http://www.youtube.com/watch?v=3866wx8xzrU&feature=related

part:3

http://www.youtube.com/watch?v=ctU4YTN2jkk&feature=related
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MessageSujet: Re: Beethoven,sa Vie,son Oeuvre...   Sam 28 Fév - 0:55

Dis Marie-Loup, c'est du copié-collé d'un texte que tu as déjà écrit ailleurs ou tu l'écris toujours au fur et à mesure?
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MessageSujet: Re: Beethoven,sa Vie,son Oeuvre...   Sam 28 Fév - 1:07

J'avais fait des copier-coller car je l'ai déjà écrit ailleurs... mais,j'ai appris des choses nouvelles sur Beethov entre-temps et je rajoute... Smile

Dans le fond,cé juste comme des notes dont je me sers... Smile

Et les liens pour la musique ... y en a qui ne sont plus actifs et je dois chercher pour retrouver la toune... et quand je ne la retrouve pas,je dois la remplacer par une autre du même style... Smile

En fait,cé assez long...mais ca me fait plaisir de le faire... Smile
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MessageSujet: Re: Beethoven,sa Vie,son Oeuvre...   Sam 28 Fév - 11:13

Alors continue dans ce cas Razz
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MessageSujet: Re: Beethoven,sa Vie,son Oeuvre...   Sam 28 Fév - 16:55

Killerguitar a écrit:
Alors continue dans ce cas Razz

EH oui je continue !!! j'adore ca... Smile
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MessageSujet: Re: Beethoven,sa Vie,son Oeuvre...   Sam 28 Fév - 16:57

« Apollon et les Muses ne voudront pas me livrer déjà à la mort; car je leur dois tant encore! Il faut qu'avant mon départ pour les Champs-Élysées, je laisse après moi ce que l'Esprit m'inspire et me dit d'achever. Il me semble que j'ai à peine écrit quelques notes. » (Écrit aux frères Schott, 17 septembre 1824)

Beethoven écrit à Moscheles, le 18 mars 1827 : « Une Symphonie entièrement esquissée est dans mon pupitre, avec une nouvelle ouverture. » Cette esquisse n'a jamais été retrouvée... On lit seulement dans ses notes :

« Adagio cantique. Chant religieux pour une symphonie dans les anciens modes (Herr Gott dich loben wir. Alleluja), soit d'une façon indépendante, soit comme introduction à une fugue. Cette symphonie pourrait être caractérisée par l'entrée des voix, soit dans le finale, soit dès l'adagio. Les violons de l'orchestre, etc., décuplés pour les derniers mouvements. Faire entrer les voix une à une; ou répéter en quelque sorte l'adagio, dans les derniers mouvements. Pour texte de l'adagio, un mythe grec, [ou] un cantique ecclésiastique, dans l'allegro, fête à Bacchus. » (écrit en 1818)

Comme on voit, la conclusion chorale était alors réservée pour la Dixième et non pour la Neuvième Symphonie. Plus tard, il dit qu'il veut accomplir dans sa Dixième Symphonie « la réconciliation du monde moderne avec le monde antique, ce que Goethe avait tenté dans son Second Faust ».

Le sujet est la légende d'un chevalier, qui est amoureux et captif d'une fée, et qui souffre de la nostalgie de la liberté. Il y a des analogies entre le poème et celui de Tannhaeuser. Beethoven y travailla de 1823 à 1826.

Beethoven avait, depuis 1808, le dessein d'écrire la musique de Faust. (La première partie du Faust venait de parattre, sous le titre de Tragédie, en automne 1807.) C'était là son projet le plus cher. (« Was mir und der Kunst das Hoechste ist.»)

Le docteur Spiller, qui le vit en 1826, dit que sa figure était devenue joyeuse et joviale. La même année, quand Grillparzer lui parle pour la dernière fois, c'est Beethoven qui rend de l'énergie au poète accablé : « Ah! dit celui-ci, si j'avais la millième partie de votre force et de votre fermeté ! » Les temps sont durs ; la réaction monarchique opprime les esprits. « La censure m'a tué, gémit Grillparzer. Il faut partir pour l'Amérique du Nord, si l'on veut parler, penser librement. » Mais nul pouvoir ne pouvait bâillonner la pensée de Beethoven. « Les mots sont enchaînés; mais les sons par bonheur sont encore libres », lui écrit le poète Kuffner. Beethoven est la grande voix libre, la seule peut-être alors de la pensée allemande. Il le sentait...

Souvent il parle du devoir qui lui était' imposé d'agir, au moyen de son art, « pour la pauvre humanité », pour « l'humanité à venir » ( der künftigen Menschheit), de lui faire du bien, de lui rendre courage, de secouer son sommeil, de flageller sa lâcheté. « Notre temps, écrivait-il à son neveu, a besoin de robustes esprits pour fouailler ces misérables gueuses d'âmes humaines. » Le docteur Müller dit, en 1827, que « Beethoven s'exprimait toujours librement sur le gouvernement, sur la police, sur l'aristocratie, même en public. La police le savait, mais elle tolérait ses critiques et ses satires comme des rêveries inoffensives ; et elle laissait en repos
l'homme dont le génie avait un extraordinaire éclat ».

Ainsi rien n'était capable de plier cette force indomptable. Elle semble se faire un jeu maintenant de la douleur. La musique écrite dans ces dernières années, malgré les circonstances pénibles où elle fut composée a souvent un caractère tout nouveau d'ironie, de mépris héroïque et joyeux. Quatre mois avant sa mort, le dernier morceau qu'il termine, en novembre 1826, le nouveau finale au quatuor op.130,est très gai...

A la vérité, cette gaîté n'est pas celle de tout le monde. Tantôt c'est le rire âpre et saccadé dont parle Moscheles ; tantôt le sourire émouvant, fait de tant de souffrances vaincues. N'importe, Il est vainqueur. Il ne croit pas à la mort.

Elle venait cependant. A la fin de novembre 1826, il prit un refoidissement pleurétique; il tomba malade à Vienne, au retour d'un voyage entrepris en hiver pour assurer l'avenir de son neveu . Ses amis étaient loin. Il
chargeat son neveu de lui chercher un médecin. Le misérable oublia la commission, ne s'en souvint que deux jours après. Le médecin vint trop tard et soigna mal Beethoven. Trois mois, sa constitution athlétique lutta contre le mal. Le 3 janvier 1827, il institua son bien-aimé neveu, légataire universel...

Il pensa à ses chers amis du Rhin ; il écrivit encore à Wegeler : « ... Combien je voudrais te parler ! mais je suis trop faible. Je ne puis plus rien que t'embrasser dans mon coeur, toi et ta Lorchen. » La misère eût assombri ses derniers instants sans la générosité de quelques amis anglais. Il était devenu très doux et très patient Sur son lit d'agonie, le 17 février 1827, après trois opérations, attendant la quatrième , il écrit avec sérénité : « Je prends patience et je pense : Tout mal amène avec lui quelque bien. »

Le bien fut la délivrance, « la fin de la comédie », comme il dit en mourant, disons : de la tragédie de sa vie....

Il mourut pendant un orage, une tempête de neige, dans un éclat de tonnerre. Une main étrangère lui ferma les yeux (26 mars 1827).

Cher Beethoven ! Assez d'autres ont loué sa grandeur artistique...
Mais il est bien davantage que le premier des musiciens. Il est la force la plus héroïque de l'art moderne. Il est le plus grand et le meilleur ami de ceux qui souffrent et qui luttent. Quand nous sommes attristés par les misères du monde, il est celui qui vient auprès de nous, comme il venait s'asseoir au piano d'une mère en deuil, et, sans une parole, consolait celle qui pleurait, au chant de sa plainte résignée...

Et quand la fatigue nous prend de l'éternel combat inutilement livré contre la médiocrité des vices et des vertus, c'est un bien indicible de se retremper dans cet océan de volonté et de foi. Il se dégage de lui une contagion de vaillance, un bonheur de la lutte , l'ivresse d'une conscience qui sent en elle un Dieu...
Il semble que dans sa communion de tous les instants avec la nature , il ait fini par s'en assimiler les énergies profondes.

Grillparzer, qui admirait Beethoven avec une sorte de crainte, dit de lui : « Il alla jusqu'au point redoutable où l'art se fond avec les éléments sauvages et capricieux. » Schumann écrit de même de la Symphonie en ut mineur : « Si souvent qu'on l'entende, elle exerce sur nous une puissance invariable, comme ces phénomènes de la nature, qui, si fréquemment qu'ils se reproduisent, nous remplissent toujours de crainte et d'étonnement ».

Et Schindler, son confident dit : « Il s'empara de l'esprit de la nature ». Cela est vrai :Beethoven est une force de la nature; et c'est un spectacle d'une grandeur homérique, que ce combat d'unepuissance élémentaire contre le reste de la nature.

Toute sa vie est pareille à une journée d'orage. Au commencement, un jeune matin limpide. A peine quelques souffles de langueur. Mais déjà, dans l'air immobile, une secrète menace, un lourd pressentiment. Brusquement, les grandes ombres passent, les grondements tragiques, les silences bourdonnants et redoutables, les coups de vent furieux de l' Héroïque et de l 'Ut mineur. Cependant la pureté du jour n'en est pas encore atteinte. La joie reste la joie; la tristesse garde toujours un espoir...

Mais, après 1810, l'équilibre de l'âme se rompt. La lumière devient étrange. Des pensées les plus claires, on voit comme des vapeurs monter ; elles se dissipen t; elles se reforment; elles obscurcissent le coeur de leur trouble mélancolique et capricieux; souvent l'idée musicale semble disparaître tout entière, noyée, après avoir une ou deux fois émergé de la brume ; elle ne ressort, à la fin du morceau,
que par une bourrasque...

La gaîté même a pris un caractère âpre et sauvage. Une fièvre, un poison se mêle à tous les sentiments L'orage s'amasse, à mesure que le soir descend. Et voici les lourdes nuées gonflées d'éclairs, noires de nuit, grosses de tempêtes, du commencement de la Neuvième. Soudain, au plus fort de l'ouragan, les ténèbres se déchirent, la nuit est chassée du ciel, et la sérénité du jour rendue par un acte de volonté.

Quelle conquête vaut celle-ci, quelle bataille de Bonaparte, quel soleil d'Austerlitz atteignent à la gloire de cet effort surhumain, de cette victoire, la plus éclatante qu'ait jamais remportée l'Esprit : un malheureux, pauvre, infirme, solitaire, la douleur faite homme, à qui le monde refuse la joie, crée la Joie lui-même pour la donner au monde. Il la forge avec sa misère, comme il l'a dit en une fière parole, où se résume sa vie,et qui est la devise de toute âme héroïque....

Oh! si belle est la vie; mais la mienne est pour toujours empoisonnée (vergiftet). (Lettre du 2 mai 1810, à Wegeler.)

---------------------------------------------------------------------------------------------------------------
Et voici son premier quatuor à cordes opus:18 no:1 composé en 1798-1800...

Très bonne interprétation... par le quatuor Alban Berg...

Tellement beaux ses quatuors !!!

En 4 mouvements...

1er mouvement...

http://www.youtube.com/watch?v=KKFzy7tEXu4

2eme mouvement...

http://www.youtube.com/watch?v=hfrC6C_hM7s&feature=related

3eme mouvement...

http://www.youtube.com/watch?v=JHycoVpBO6U&feature=related

4eme mouvement...

http://www.youtube.com/watch?v=Qy3xcKPYBQU&feature=related
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MessageSujet: Re: Beethoven,sa Vie,son Oeuvre...   Dim 1 Mar - 16:07

Pâ pâ pâ pam....tellement d'émotions dans cette symphonie !!! ...on ne peut faire autrement que la ressentir...ou sinon,c'est qu'on est mort... Rolling Eyes

Et le chef Karajan la ressent aussi...je ne sais pas si vous avez remarqué,mais il garde les yeux fermés tout le long de la symphonie...

Ca apporte une question ca...Pourquoi fermes't'on les yeux quand les émotions sont très intenses ?... Question Question

Moi entéka,quand l'homme que j'aime m'embrasse,suis pas capable d'ouvrir les yeux...je fais juste l'imaginer et je ferme les yeux... drunken

Ben voilà...le son au max...avec les écouteurs...merveilleux !!!!!!!


http://www.youtube.com/watch?v=zhcR1ZS2hVo&feature=related


http://www.youtube.com/watch?v=jDar-ycF5fE&feature=related


WOW !!! Super !!!Quelles émotions !!! drunken
--------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

Et voici la 32eme et dernière sonate pour piano que Beethoven a composé entre 1820-1822...
opus:111 en ut mineur...

Interprètée ici par l'excellent pianiste Badura Skoda...

Très différente de ses premières sonates...mais aussi belle... Smile

Après ses sonates,il s'est attaqué à ses derniers quatuors et à terminer sa 9eme symphonie...

Voici la sonate...


1er...

http://fr.youtube.com/watch?v=bBCiGp4w1ms&feature=related

2eme...

http://fr.youtube.com/watch?v=_IazZOKEmF0&feature=related

3eme...

http://fr.youtube.com/watch?v=bTBwAvjioHE&feature=related

Tout est là... Smile
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MessageSujet: Re: Beethoven,sa Vie,son Oeuvre...   Lun 2 Mar - 13:19

On dit que Bethoven a fait la 9e symphonie si forte c'était parce qu'il ne s'entendait plus jouer, c'est vrai?
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MessageSujet: Re: Beethoven,sa Vie,son Oeuvre...   Lun 2 Mar - 21:37

Killerguitar a écrit:
On dit que Bethoven a fait la 9e symphonie si forte c'était parce qu'il ne s'entendait plus jouer, c'est vrai?

Non...c'est pas vrai...ils ont retrouvé des pièces dont un concerto que Beethoven avait composé très jeune... à 14 ans il me semble... et il contient la même fougue que ses autres pièces...même la 9eme ...

Il était toujours extrême dans ses émotions et ce qu'il nous livre dans sa musique ca sont ses émotions... Embarassed

Pour ca que j'aime tant sa musique... je suis extrême moi aussi...(signe de feu)... Embarassed

Prends juste la 7eme symphonie (ma préférée)... pas possible les émotions qu'il ya dans cette symphonie !!!

Et les émotions changent à chaque mouvement... ca va direct au coeur... drunken

Moi,j'écoute cette symphonie et je revois toute ma vie... et ca me libère... Embarassed

Je l.écoute les yeux fermés... confortablement installée...ca fait des miracles... drunken
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MessageSujet: Re: Beethoven,sa Vie,son Oeuvre...   Mer 4 Mar - 4:00

Écoutez comme c'est beau !!!

Concerto pour piano et orchestre no:1 2eme mouvement...

http://www.youtube.com/watch?v=XDTBcqoF_Aw

Concerto pour piano et orchestre no:2 2eme mouvement...

http://www.youtube.com/watch?v=mCE5csfClO4

Sonate pour piano Appassionata Friedrich Gulda

1er mouvement

http://www.youtube.com/watch?v=A35PuulCB9Y&feature=related

2eme mouvement

http://www.youtube.com/watch?v=YxYM1oKbI9c

3eme mouvement

http://www.youtube.com/watch?v=FFKGF8Unf5U&feature=related

Sonate pour piano Waldstein par Friedrich Gulda

1er mouvement

http://www.youtube.com/watch?v=f3nnYGPZlp0&feature=related

2eme mouvement

http://www.youtube.com/watch?v=90QxX-ciajE&feature=related

3eme mouvement

http://www.youtube.com/watch?v=DPm8JRqoSUA&feature=related

Le mouvement andante de la 7eme sonate pour piano...par Wilhelm Kempff

http://www.youtube.com/watch?v=mIsqFjiA7ao&feature=related

Romance pour violon no:1

http://www.youtube.com/watch?v=e711tM2n7b0

Et voilà...

----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

Et maintenant,son 6eme quatuor opus:18 no:6...composé aussi en 1798-1800...

En 4 mouvements...

1er mouvement...

http://www.youtube.com/watch?v=_mKCm25xyzE

2eme mouvement...

http://www.youtube.com/watch?v=bduU-lNjgnE&feature=related

3eme mouvement...

http://www.youtube.com/watch?v=8theuK4BgNs&feature=related

4eme mouvement...

http://www.youtube.com/watch?v=LbRZw_ACuKo&feature=related

Ce mouvement est connu sous le nom de ""La Malinconia""

Et voilà...j'adore les quatuors de Beethoven... drunken
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MessageSujet: Re: Beethoven,sa Vie,son Oeuvre...   Jeu 5 Mar - 21:19

Ca...ca défoule !!!! .....La musique est un bonheur qui ne décoit jamais...

Un mouvement de ma symphonie préférée...

4eme mouvement...

http://www.youtube.com/watch?v=VLkZvsp62iU&mode=related&search=

Et ca aussi...la 9eme 4eme mouvement...

http://www.youtube.com/watch?v=PtU8dm08XCE

http://www.youtube.com/watch?v=F2lVQlBlDtU&feature=related

http://www.youtube.com/watch?v=S9hWrmz_ZXw&feature=related

Et voilà....Que du bonheur !!!

--------------------------------------------------------------------------------------------------------------

Un extrait du concerto pour piano et orchestre no:5...L'Empereur....interprètée par un excellent pianiste que je viens tout juste de découvrir....Friedrich Gulda

Il dirige aussi l'orchestre...Un marginal comme Beethoven...J'adore !!!

UN pianiste comme j'en ai rarement vu...un vrai virtuose...et faut le voir...il est tellement simple...

http://fr.youtube.com/watch?v=OJ8NJLEH0_k

--------------------------------------------------------------------------------------------------------------

Le 1er mouvement de mon quatuor préféré...

http://fr.youtube.com/watch?v=TxE5_lKzz_E&feature=related

Et voilà...écoutez comme c'est beau...

-----------------------------------------------------------------------------------------------------

Et voici L'Andante Favori... opus;WoO 57 avec Alfred Brendel..

Tellement beau....

http://www.youtube.com/watch?v=wsrcQu0X-Qo&feature=PlayList&p=545EDA733405ED63&playnext=1&index=72

drunken
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MessageSujet: Re: Beethoven,sa Vie,son Oeuvre...   Jeu 5 Mar - 21:26

Mais s'il était sourd comment se fait-il qu'il pouvait encore jouer aussi bien?
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MessageSujet: Re: Beethoven,sa Vie,son Oeuvre...   Jeu 5 Mar - 21:59

Musicomane a écrit:
Mais s'il était sourd comment se fait-il qu'il pouvait encore jouer aussi bien?

Il avait un cerveau musical comme...il se rappelait toutes les notes et pouvait facilement entendre dans son imagination une musique nouvelle en la lisant... silent

Bien sur,il aurait bien aimé l'entendre comme tout le monde... silent

Et ca lui faisait perdre une certaine crédibilité... tsé...un musicien sourd... Neutral

C'est triste car il ne pouvait même pas écouter comme nous ses plus belles oeuvres... Embarassed

Et il a composé pendant 8 ans en étant complètement sourd car sa surdité fut complète en 1819 et il est mort en 1827...

Mais,sa surdité avait commencé en 1799 je crois...mais,il n'a jamais abandonné son but... Smile

Il a dit "" je vais saisir mon destin à la gorge...je serai plus que mon destin ""... Smile
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MessageSujet: Re: Beethoven,sa Vie,son Oeuvre...   Ven 6 Mar - 18:07

J'ai trouvé ca en fouillant sur le net... Smile

Beethoven et le Québec

Beethoven composa pour le Québec !

Helmut Kallmann, dans Encyclopédie de la musique au Canada, relate que le 16 décembre 1825, jour de son 55e anniversaire, Beethoven reçoit la visite d’un jeune professeur de musique de Québec, nommé Théodore Friedrich Molt.

Les paroles adressées par Molt à Beethoven ont été retrouvées dans les cahiers de conversation auxquels le compositeur, complètement sourd à ce moment-là, avait recours pour communiquer : les visiteurs y écrivaient la question, Beethoven leur répondait de vive voix.

Comme «souvenir», Beethoven griffonna sur une feuille de papier un petit canon à deux voix, en do majeur, de dix mesures, d’une durée de 57 secondes, sur les mots « Freu dich des Lebens » traduction libre : « Profite bien de la vie ». Sauf erreur, il s’agit là du seul contact qu’ait eu Beethoven avec l’Amérique.

Après son retour à Québec, Molt devient organiste de la basilique. Plus tard, il vécut à Montréal et mourut à Burlington, Vermont, en 1856.

Le petit canon ne figure pas dans les oeuvres publiées de Beethoven, mais on en trouve la mention au catalogue de Kinsky et Halm où sont inscrites les oeuvres ne portant pas de numéro d’opus.

Propriété d’un des fils de Molt, le manuscrit fut acquis par un antiquaire de Berlin en 1933, mais revint au lieu de sa destination première puisqu’il fut acheté en 1966 à New York par un collectionneur montréalais, Lawrence Lande, lequel le vend en 1979 à la Bibliothèque Nationale du Canada.

--------------------------------------------------------------------------------------------------------------

Douceur infinie...écoutez....tellement doux...

2eme mouvement de la 7eme avec Karajan

http://fr.youtube.com/watch?v=LdfNTO_o-3k

2eme mouv du concerto no:1 avec Daniel Barenboim

http://www.youtube.com/watch?v=XDTBcqoF_Aw

2eme mouv concerto 2 Daniel Barenboim

http://www.youtube.com/watch?v=mCE5csfClO4

2eme mouv 5eme concerto L'empereur Murray Perahia

http://fr.youtube.com/watch?v=Ideg2Ek0kdc

--------------------------------------------------------------------------------------------------------------

Et la 5eme sonate pour piano et violoncelle en ré majeur opus:102-2 composée en 1815...interprètée ici par Rostropovich et Richter...

1ere partie...

http://fr.youtube.com/watch?v=vnZxfmKPEVo

2eme partie...

http://fr.youtube.com/watch?v=r16HRKj8lYg&feature=related

3eme partie...

http://fr.youtube.com/watch?v=U4B0ef5MZc0&feature=related

--------------------------------------------------------------------------------------------------------------

Sa 1ere sonate pour piano et violoncelle...composée en 1796 en fa majeur opus:5-1 en 3 parties...

Interprètée ici par:

Sébastien Singer, violoncelle et Marc Pantillon, piano

1ere partie...

http://fr.youtube.com/watch?v=fkW6Q90Lqd4

2eme partie...

http://fr.youtube.com/watch?v=FBgVd9Ze6po

3eme partie...

http://fr.youtube.com/watch?v=j5vusjo8HOE

Smile
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leolo
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MessageSujet: Re: Beethoven,sa Vie,son Oeuvre...   Sam 7 Mar - 16:51

Merci j'ai tous lu et j'ai aimé en apprendre sur Beethoven.

Est-ce que tu peus me conseiller sur un coffret ou je trouverais l'oeuvre complète de Beethoven.

J'adore écouter de la musique classique, car cela m'apaise beaucoup.

Et j'aime bien De bussy et que penses tu de lui Marie-Loup

Merci encore
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MessageSujet: Re: Beethoven,sa Vie,son Oeuvre...   Sam 7 Mar - 17:36

leolo a écrit:
Merci j'ai tous lu et j'ai aimé en apprendre sur Beethoven.

Est-ce que tu peus me conseiller sur un coffret ou je trouverais l'oeuvre complète de Beethoven.

J'adore écouter de la musique classique, car cela m'apaise beaucoup.

Et j'aime bien De bussy et que penses tu de lui Marie-Loup

Merci encore

Merci Léolo... Smile

Tu sais,ca me fait plaisir de faire la biographie de Beethoven car je l'adore ... Smile

Je ne crois pas que tu puisses trouver un coffret de toute sa musique... tu peux trouver par contre un coffret de ses sonates...un de ses quatuors ou un de ses symphonies etc...

Mais,prépares toi à payer très cher si tu veux avoir de bons interprètes... Smile

J'ai déjà vu un coffret de ses quatuors à 120$ chez Archambault... mais,c'était des bons interprètes... ses sonates j'en ai vu à 70$... mais le best si tu peux trouver avec Barenboim ou Glenn Gould...c'est les meilleurs pour les oeuvres au piano... ou Murray Perahia...

Plusieurs préfèrent Brendel ou Arrau...mais,moi,je trouve qu'ils mettent moins d'émotions dans leur interprétation... mais, c'est chacun ses goûts hein... Smile

De Bussy,je ne le connais pas beaucoup...""Le Clair de Lune"" que tout le monde connaît... Children's corner aussi ...des petites pièces de piano qu'il avait composé pour sa fille qu'il adorait... et d'autres que je ne me rappelle pas pour l'instant...

Mais,je le connais surtout pour ses compositions pour piano...J'ai un film sur sa vie enregistré sur une cassete vidéo mais mon magnétophone est chez ma fille présentement et ca commence à être rare les magnétophones... Smile

Mais,je l'aime DeBussy... pas autant que Beethoven bien sur... Smile
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MessageSujet: Re: Beethoven,sa Vie,son Oeuvre...   Lun 9 Mar - 21:50

Le Quatuor n°8 en mi mineur, Opus 59, n°2 de Ludwig van Beethoven - "Razoumovsky"
Allegro
Molto Adagio
Allegretto
Finale : Presto

“ Ce n'est pas pour vous ! C'est pour les temps à venir ! ” avait dit Beethoven... Very Happy

Une définition de ce quatuor que j'ai trouvé sur le net :

Ce quatuor est le deuxième de la série de trois que Beethoven dédia au comte Razoumovsky qui fut un de ses protecteurs. En son honneur, il multiplia dans ces œuvres les thèmes russes populaires. Mais elles restent avant tout viennoises, et concentrent en elles tout l'héritage que Beethoven avait recueilli chez Haydn et Mozart.

Ses six premiers quatuors de l'Opus 18 avaient été pour lui l'occasion d'étudier dans les moindres recoins les compositions de ses illustres prédecesseurs. Mais l'Opus 59 est celui de l'explosion créatrice, la véritable entrée dans une terre inconnue où Beethoven allait bientôt s'imposer en maître inaccessible.

Son sens prophétique sur l'immensité de ces réalisations - qui apparaît par exemple dans la phrase citée en exergue qu'il lança un jour furibond aux membres du Quatuor Schuppanzig qui s'étaient risqués à dire qu'ils ne comprenaient pas bien un passage - a dû prendre le contre-pied de la critique qui le voua littéralement au pilori. Le lendemain de la création du 7ème quatuor, la presse viennoise le traitait de cinglé.

Si l'Opus 59n°1 est une provocation par ses dimensions et sa démesure, et l'Opus 59 n°3 une affirmation triomphante de la volonté qui a raison des plus grands malheurs et ouvre à l'homme le chemin de la lumière, il appartenait au 8ème quatuor, celui du milieu, d'être le plus équilibré des trois, une œuvre parfaite et intense.

Le premier mouvement s'ouvre sur deux accords puissants enchaînés sur le premier thème énoncé dans un dialogue mystérieux avant que de s'exaspérer au premier violon; après plusieurs redémarrages et un sommet, la phrase se résout finalement dans une transition de doubles croches à l'alto amenant le deuxième thème en dialogue entre une courte mélodie interrogative au violoncelle à laquelle répond une affirmation hésitante du premier violon qui prend finalement une magnifique direction, relayé par l'alto.

Après la reprise, un long développement débuté par l'insistance de plus en plus grande du premier thème, un grand tourbillon de doubles croches et un fougueux fortissimo ramènent la réexposition, qui se termine sur une coda mouvementée, scandant finalement le premier thème à l'unisson dans une affirmation magistrale, avant qu'il ne s'écroule littéralement vers une nuance épuisée qui termine brièvement le mouvement.

Le sublîme mouvement lent, en tête duquel Beethoven a pris soin d'inscrire "Cette pièce se traîte avec le plus de délicatesse possible", est une lente cavatine. Après une introduction fuguée des quatre instruments, commence le thème pointé qui traversera tout le mouvement de son rythme saccadé, tantôt frémissant, tantôt puissant et sûr de lui. Ce rythme s'épuise enfin dans quelques magnifiques mesures marquées "mancando" ( à bout de souffle ) sur la partition.

Alors, sur un accord immuable et quasiment religieux du second violon, de l'alto et du violoncelle, s'élève la longue plainte sereine du premier violon, un des plus grands moments de la musique de Beethoven, qui semble ne jamais devoir finir. A la suite d'une grande transition ponctuée par le mouvement saccadé, le compositeur ramène le thème du départ mais cette fois au dessus du mouvement pointé immuable.

Une deuxième édition des épisodes décrit auparavant est intégralement reprise, mais encore plus intense, amenant finalement quelques mesures puissantes de valeurs longues qui se résolvent sur une longue et douce descente du premier violon relayé par l'alto et le violoncelle, qui termine ce mouvement dans un souffle.

Le troisième mouvement est un scherzo lent et court où le thème sautillant du premier violon court au dessus des contre-temps des autres instruments avant de s'exaspérer à l'alto et au violoncelle dans un grand crescendo. Il s'enchaîne sur le trio en majeur où le thème russe (qui est d'ailleurs celui qui sera choisi par Moussorgsky pour le couronnement de Boris Godounov) alterne aux quatre instruments au dessus de mouvements de triolets. Le scherzo est repris intégralement, puis le trio, et une dernière fois le scherzo.

Enfin, bondissant avec le thème endiablé du premier violon éclate le rondo finale construit sur un mouvement obstiné croche-noire qui parcourt les quatre instruments, ponctué de montées implacables des basses et dans sa partie centrale de grands traits de croches. Le refrain du rondo s'exaspère de plus en plus fort et débouche sur un Piu Presto qui termine d'une manière haletante le quatuor.

Je ne l'ai pas trouvé au complet,mais voici un extrait du quatuor no:8...J'adore !!! drunken

Avec le New Zealand String Quartet...

http://fr.youtube.com/watch?v=yjE5qyiVYPQ

J'adore tous les quatuors de Beethoven...C'est sur qu'y en a certains que j'aime plus que les autres...

-------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
Encore du violon dans divers extraits d'oeuvres...le violon...mon instrument préféré...D'une douceur infinie...Ca fait tellement de bien !!!

http://www.youtube.com/watch?v=HSfFrdMVRPw&feature=related

http://fr.youtube.com/watch?v=kTaIwp3y0as&feature=related

http://fr.youtube.com/watch?v=_us3kYK0RPY&feature=related

http://fr.youtube.com/watch?v=J1U2zJsOdVk

http://fr.youtube.com/watch?v=BgiA-NoKtE8&feature=related

Et voilà... Smile
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MessageSujet: Re: Beethoven,sa Vie,son Oeuvre...   Mer 11 Mar - 22:12

Tellement doux...un grand câlin pour le coeur... drunken

http://fr.youtube.com/watch?v=cmuNr7yqapE&feature=related

http://fr.youtube.com/watch?v=HSfFrdMVRPw&feature=related

-------------------------------------------------------------------------

4eme mouvement de la Symphonie No. 9 "avec Chorale"

Et des écrits sur sa vie...très beau !!

http://www.youtube.com/watch?v=Iq-3B6xfNpY&feature=related

-----------------------------------------------------------------------------------

Des mouvements épars des oeuvres de Beethoven...ceux qui me font le plus vibrer... comme quand j'écoute ma musique chez-moi... Smile

http://www.youtube.com/watch?v=biRBqmbIJaM

http://www.youtube.com/watch?v=klZYv-f9kCE

http://www.youtube.com/watch?v=lbxxjmD4DrQ&feature=related

http://www.youtube.com/watch?v=BJGWhSgld4w&feature=related

http://www.youtube.com/watch?v=LdfNTO_o-3k

http://www.youtube.com/watch?v=7YrlDyvvBqI

http://www.youtube.com/watch?v=9dCYkq2rgCU

http://www.youtube.com/watch?v=bs2bfMxmmAs&feature=related

http://www.youtube.com/watch?v=ijiHzheK4GQ&feature=related

http://www.youtube.com/watch?v=vMITF0DWJyE&feature=related

http://www.youtube.com/watch?v=LKRM4VYEuuQ&feature=related

http://www.youtube.com/watch?v=9UYVJOeT-jo&feature=related

-----------------------------------------------------------------------------------

La sonate au clair de lune...jouée par nul autre que Daniel Baremboïm...

Écoutez comme c'est beau...

http://fr.youtube.com/watch?v=E10K73GvCKU

http://fr.youtube.com/watch?v=zs0QAA0eItU&feature=related

http://fr.youtube.com/watch?v=YJeD8ckihN8&feature=related

------------------------------------------------------------------------

Il est génial ce Baremboïm...Quel talent |||...

Il dirige l'orchestre...il dirige le choeur...et tout ca en jouant..
parfois même sans regarder son clavier...

Et tout ca sans aucune failles...Faut le faire hein !!!

Et quel chef-d'oeuvre cette Fantaisie Chorale...tellement d'émotions !!!

Une douceur infinie que je m'offre là...et que je vous offre aussi
si vous le voulez bien...

En 2 parties...

http://fr.youtube.com/watch?v=H6ryZAqqedw&feature=related

http://fr.youtube.com/watch?v=8UOcU7KDlVk&feature=related

J'en ai encore des frissons...je l'écoute souvent,mais,je ne
m'en lasserai jamais...c'est trop beau... drunken
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MessageSujet: Re: Beethoven,sa Vie,son Oeuvre...   Jeu 12 Mar - 23:40

2 symphonies que j'affectionne... drunken

La 7eme...

http://www.youtube.com/watch?v=s8eigkwmMEo&feature=related

La 9eme...

http://www.youtube.com/watch?v=O2AEaQJuKDY

http://www.youtube.com/watch?v=cSEqQsAXbJw&feature=related

------------------------------------------------------------------------------------

Tellement de tendresse dans ce mouvement de sonate !!! drunken

Comme un grand calin...de quelqu'un qui nous aime...

http://www.youtube.com/watch?v=BgiA-NoKtE8

-------------------------------------------------

La 17eme sonate pour piano The Tempest opus 31-2 en D mineur...

Interprètée ici par Wilhelm Kempff enregistré à Paris en 1968...

1er mouvement

http://www.youtube.com/watch?v=WTzA6Mg_i7A

2eme mouvement

http://www.youtube.com/watch?v=mIsqFjiA7ao&feature=related

3eme mouvement

http://www.youtube.com/watch?v=LfjD-DQ5REk&feature=related

Tellement belle cette sonate...

-------------------------------------------------------------------------------------------------------------

Encore avec Wilhelm Kempff...la 23eme sonate opus 57 en F mineur
nommée Appassionata...

1er mouvement

http://www.youtube.com/watch?v=uGztEj5gbus&feature=related

2eme mouvement

http://www.youtube.com/watch?v=x0fGmSMpv8s&feature=related

3eme mouvement

http://www.youtube.com/watch?v=Y3r-0nQG2Vs&feature=related

Super belle !!!

--------------------------------------------------------------------------------------------------------------

La "Waldstein" sonate en C la 21eme opus 53

Toujours avec Wilhelm Kempff

1er mouvement

http://www.youtube.com/watch?v=C9RCjXAO5e4&feature=related

2eme mouvement

http://www.youtube.com/watch?v=MoQKKYFy9Vg&feature=related

3eme mouvement

Merveilleux !!!

-------------------------------------------------------------------------------------------------------------

Toujours Wilhelm Kempff La Moonlight...la 14 eme

1er mouvement

http://www.youtube.com/watch?v=O6txOvK-mAk&feature=related

2eme mouvement

http://www.youtube.com/watch?v=vDNsX4DtzZs&feature=related

3eme mouvement

http://www.youtube.com/watch?v=oqSulR9Fymg&feature=related

Et voilà... Smile
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MessageSujet: Re: Beethoven,sa Vie,son Oeuvre...   Dim 15 Mar - 3:35

Au cours de mon récit,je vous ai présenté les 9 symphonies de
Beethoven... mais je vous les représente dans l'ordre toutes dirigées
par Karajam... Smile

Je les ai toutes écoutées ainsi et je trouve intéressant de constater les
différences d'une à l'autre...
....................................................................................................................................

Herbert Von Karajam - Symphony No. 1 in C Major, Op. 21

http://www.youtube.com/watch?v=yvJqiURF0hc
....................................................................................................................................
Herbert Von Karajam -Symphony No. 2 in D Major, Op. 36

http://www.youtube.com/watch?v=CZTNoYugUWQ&feature=related
..................................................................................................................................
Herbert Von Karajam -Symphony No. 3 in E Flat Major"Eroïca" Op. 55

part:1

http://www.youtube.com/watch?v=FFltqVS8d9I&feature=related

part:2

http://www.youtube.com/watch?v=GVQtcd0clu4&feature=related
...........................................................................................................................
Herbert Von Karajam -Symphony No. 4 in B Flat Major, Op. 60

http://www.youtube.com/watch?v=zk-sf1jOkdc&feature=related
.........................................................................................................................
Herbert Von Karajam -Symphony No. 5 in C minor Op. 67

Part:1

http://www.youtube.com/watch?v=zhcR1ZS2hVo

Part:2

http://www.youtube.com/watch?v=jDar-ycF5fE&feature=related
................................................................................................................................
Herbert Von Karajam -Symphony No. 6 in F Major, Op. 60 "Pastoral" Op. 68

http://www.youtube.com/watch?v=HZGb-Kjy0S0&feature=related
................................................................................................................................
Herbert Von Karajam -Symphony No. 7 in A Major, Op. 92

http://www.youtube.com/watch?v=s8eigkwmMEo&feature=related
................................................................................................................................
Herbert Von Karajam -Symphony No. 8 in F Major, Op. 93

http://www.youtube.com/watch?v=6Tj4ME6Udx8&feature=related
.............................................................................................................................
Herbert Von Karajam -Symphony No. 9 in D Minor, Op. 125

Part:1

http://www.youtube.com/watch?v=O2AEaQJuKDY&feature=related

Part:2

http://www.youtube.com/watch?v=cSEqQsAXbJw&feature=related
...............................................................................................................................

Et voilà... elles sont toutes là... sunny
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MessageSujet: Re: Beethoven,sa Vie,son Oeuvre...   Mer 18 Mar - 15:14

Beethoven - Choral Fantasy (Part 1)

http://www.youtube.com/watch?gl=FR&hl=fr&v=H6ryZAqqedw&feature=related

Beethoven - Choral Fantasy (Part 2)

http://www.youtube.com/watch?gl=FR&hl=fr&v=8UOcU7KDlVk&feature=related
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MessageSujet: Re: Beethoven,sa Vie,son Oeuvre...   Ven 20 Mar - 21:18

Anne-Sophie Mutter - Beethoven Violin Concerto

mouv 1 part 1

http://www.youtube.com/watch?v=heZLWRlvCT8&feature=related

mouv 1 part 2

http://www.youtube.com/watch?v=dCOGC2ZrD4k&feature=related

mouv 1 part 3

http://www.youtube.com/watch?v=Xn9-M1tZyIo&feature=related

mouv 2

http://www.youtube.com/watch?v=ZfR2mj9UmBY&feature=related

mouv 3 part 1

http://www.youtube.com/watch?v=Q7PXP2prTd8&feature=related

mouv 3 part 2

http://www.youtube.com/watch?v=WtCrEEUNDCQ&feature=related

Voilà... tellement beau !!! drunken
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MessageSujet: Re: Beethoven,sa Vie,son Oeuvre...   Aujourd'hui à 12:17

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